Une étude menée par l’IFOP pour philonomist sur un échantillon de 970 salariés des secteurs publics et privés révèle des résultats pour le moins surprenants. Dans une ère où les entreprises sont de plus en plus impliquées dans une responsabilité sociétale portée sur l’environnement, les salariés quant à eux, aimeraient d’abord que l’entreprise se recentre sur une toute autre cause : le bonheur de ses salariés.

 

Des attentes très fortes

Ce sondage met en lumière une toute nouvelle façon de voir le travail. Les salariés ont définitivement besoin d’une raison d’être, de se sentir impliqués, et heureux et notamment les moins de 35 ans. En effet, 82% d’entre eux, pensent que l’entreprise est responsable du bonheur de ses salariés. De nouvelles générations qui remettent en question leur quotidien au travail. 40% des répondants placent la rémunération en premier quand on leur parle de motivation au travail. Mais ou sont les 60% restants ? En majeure partie dans la satisfaction d’un travail bien fait et un sentiment de reconnaissance de la valeur de leur travail. 37% des salariés sont prêts à accepter une rémunération moindre pour exercer un travail qui a du sens. 

 

Un lien entre l’entreprise et ses salariés toujours questionné 

 

Bien que plus de la moitié des salariés se sentent reliés à leur entreprise au delà du simple contrat de travail, ce lien reste tout de même fragile. L’éthique devient de plus en plus importante aussi bien pour les entreprises que pour les salariés, pour autant 49% d’entre eux sont parfois amenés à agir contre leurs valeurs dans le cadre de leurs travail et 46% se sentent infantilisés par leurs hiérarchie. Une très grande partie des salariés ne se sentent pas complètement en phase avec eux même et sous estimés dans l’activité de leur profession. Une peur accentuée par l’arrivée de l’intelligence artificielle qui pour 29% des salariés, représenterait une menace pour leurs emploi.

 

La demande d’une gouvernance plus démocratique

En définitif, les salariés ne demandent qu’à être plus impliqué dans le quotidien de l’entreprise où ils travaillent. L’attente d’une communication et d’un esprit plus collaboratif se fait sentir. Pour 77% d’entre eux, l’entreprise devrait fonctionner comme une réelle démocratie pour les salariés, qui devraient être pleinement associés aux décisions stratégiques. Certains souhaiteraient être davantage sollicités pour débattre sur le sens de leurs activité tandis que d’autres aimeraient que l’entreprise évolue sur son schémas de pensée.

 

Le maintien d’une vision traditionnelle des enjeux d’une entreprise 

 

Les résultats de cette enquête sont assez contrastés, puisque malgré l’envie des salariés de se sentir impliqués dans le quotidien de leurs entreprise, ils jugent que celle-ci doit rester fidèle à ses principaux objectifs : servir ses clients, et faire du profit. Notons tout de même un esprit plus rêveur chez certains, qui voient les entreprises comme des acteurs d’un monde meilleur. L’innovation se trouve à la dernière place avec seulement 6% des réponses. Les salariés pensent en grande majorité que les enjeux actuels ne sont pas du ressort des entreprises, mais plutôt de l’Etat ( réchauffement climatique, pauvreté, inégalités sociales, etc .. ). Seul l’inégalité homme/femme est pour 58% des votes, une cause pour laquelle les entreprises doivent s’engager.

 

Cette analyse nous permet de comprendre un peu mieux la vision des salariés face à leur travail, et leur propre vision de l’entreprise et de son mode de fonctionnement. Les chiffres sont bien sûr à nuancer.

Quoi qu’il en soit, 2 grandes idées en ressortent : Les français souhaitent être heureux au travail et ils souhaitent également être autonomes et impliqués jours après jours dans la vie au travail et dans les décisions collectives. Mettre en place des outils pour les aider dans cette démarche pourrait se révéler très positif.

 

Pour découvrir les résultats de cette enquête en intégralité :